Le marché de Huy remonte au Moyen-Âge et était déjà situé sur le "forum" ou Grand Marché ou encore Marchiet entouré des étaux des commerçants et des 11 métiers de "Huy-Grande". (Source : "Huy Histoire d'une ville médiévale" Chantal du Ry)

De la rue du Marché à la place St.Denis se trouvait le marché aux bêtes, le "forum pecandum".

Enfin, le marché à l'Apleit accueillait le marché aux poissons.

Si l'Apleit a disparu comme port et donc le marché aux poissons, les vieux Hutois se souviennent du marché au XXe siècle.

Le marché aux bêtes fonctionnait encore pour quelques temps, remplacé ensuite par le marché de Ciney.

La Grand'Place constituée d'un grand parking cernant le Bassinia, passait en stationnement interdit partiellement le mercredi pour

accueillir le marché aux fleurs.

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Li Bassinia

(crédit photo : Jean-Pol Grandmont)

L'environnement était tout différent dans les années 60 :

  • Le Printania occupait l'actuelle Dérive,
  • Le pub O'Malley était encore la droguerie Longdoz
  • La Brasserie, une maroquinerie et bagagerie,
  • Le Pain et Vin, un commerce pour bébés et jeunes enfants,
  • La banque CBC, un magasin Shoe-post
  • Le Jazz Mataff, un commerce de laines,
  • Proximus, un commerce d'articles pour la table (Lacroix),
  • Le magasin Eram, un magasin de vêtements Marvan,
  • La bijouterie Cospaïa, une boucherie.
  • Le Cocobaïa, le restaurant Vattel
  • etc

Les cafés présents sur la Place étaient plus clivés. Les assoiffés "libéraux" ne pouvaient moralement fréquenter que Le Littéraire (construit en 1788 pour abriter la Société littéraire de Huy) et ceux socialistes que Les Caves d'Artois, haut lieu ce jour là des permanences politiques.

La rue Mounie existait encore, ensuite éliminée par la "grande percée" (comprendre l'avenue des Ardennes).

De la Grand'Place, on joignait la Place Verte, elle aussi toujours un parking le reste du temps, par une ruelle étroite qui passait entre la boucherie et l'Hôtel de Ville.

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 Ruelle vers Place verte

La ruelle aux odeurs fortes et nauséeuses.

On recevait d'abord les relents ammoniaqués des urinoirs situés dans le mur de l'Hôtel de Ville pour ensuite affronter les effluves forts et pénétrants de l'atelier et des déchets de la boucherie.

La récompense venait en débouchant sur la petite place, alors marché "aux denrées périssables", marchands de fruits et légumes, poissonniers, marchands de beurre de ferme et fromagers, et le plus odorant, le marchand de café qui torréfiait sur place. Ce marché continuait jusqu'à la rue Vankeerbergen.

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Place verte

Par la rue l'Apleit, on accédait au marché de l'Ile, actuelle avenue Delchambre. Un port occupait encore le début de l'actuel quai d'Arona. On y trouvait essentiellement des matériaux de construction amenés par péniches. A l'emplacement de l'actuel bâtiment (qui connu plusieurs affectations) des gardiens de la Paix se trouvait le local de pesée des camions des entrepreneurs (voire des charrettes à bras pour certains).

Les camelots vendaient vêtements, chaussures, linge de maison, bonbons,...

 

Chaque mercredi, les ouvriers communaux arrivaient avec un tracteur et une remorque chargée pour dresser les montants en fers destinés aux étals tous semblables. Des trous étaient prévus dans les dalles en béton pour se faire. En fin de marché, l'opération se renouvelait en sens inverse.

Enfin, sur toute la rue Ch. et L. Godin, se tenait le marché aux petits animaux de ferme. Au coin de la rue Rioul, les assoiffés fréquentaient le Charlemagne (actuel Ethias), café par ailleurs des colombophiles.

Le marché n'occupe plus maintenant que l'avenue Delchambre (avec une extension devant le Centre culturel), la rue Grégoire Bodart (laquelle était utilisée par la circulation locale auparavant), la place St.Séverin, l'avenue des Ardennes.

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Avenue Delchambre
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Avenue Delchambre
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Rue Grégoire Bodart

 

 

 

 

 

 

 

 

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Place St. Severin
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Avenue des Ardennes
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Avenue des Ardennes

 

 

 

 

 

 

Sauf erreur, un seul camelot est hutois. Il s'agit du commerce ambulant "Le Petit Provencal"

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Le Petit Provencal

Le marché du mercredi compte encore une bonne centaine de camelots. Chacun vient avec son propre matériel et loue un ou deux emplacements à l'année auprès du placier. Celui-ci organise un tirage au sort pour les "occasionnels" en début de marché pour attribuer les emplacements libres. Le risque avec ce système est que le tirage soit emporté par des "spécialités" déjà en nombre.

Il s'agit donc d'un marché hebdomaire géré par la commune. D'autres communes ont fait le choix de confier la gestion du marché à un concessionnaire privé qui a son propre placier. Amay par exemple. Le placier choisit alors les "occasionnels" qui sont acceptés afin d'éviter les redondances.

Cette gestion privée permet également de redynamiser le marché en évitant, par exemple, une saturation d'étals de vêtements similaires tenus par des camelots bien précis.