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Blog citoyen d'un journaliste hutois

jeudi 24 août 2017

Plan cadastral de 1865 : partie 2

Poursuivons la découverte de l'extrait du plan cadastral de P.C.Popp de 1865.

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Quartier des Tanneurs en 1865

Le quartier des Tanneurs dont le patron était St.Crepin. La ville comptait pour André Chapelle 8 à 10 tanneries soit 140 fosses. On relève que le quartier en compte 7 auxquelles il faut ajouter une distillerie, une brasserie, une fabrique de colle forte et deux moulins. Celui situé rue "Mathet" (à l'endroit actuel de l'aire de livraisons du CHRH) concassait des cailloux pour les faïenceries d'Andenne. 

L'odeur due à ce regroupement de tanneries, ajoutée à celles des bras du Hoyoux, égout à ciel ouvert, devait sérieusement piquer au nez...

En 1872, la première cité ouvrière due aux Hospices civils sera construite dans la ruelle de la Basse, rectifiée pour devenir la rue Léopold II, ainsi que dans la rue du Haut chêne qui deviendra à l'endroit de la cité la rue de la Reine (IN Les rues de Huy 1910-2010). Plans d'Emile Vierset-Godin.

La rue Stanislas deviendra la rue St.Domitien. On comprend pourquoi la rue Pont Palais portait le nom de "pont" enjambant un bras du Hoyoux.

Le square St.Remy fut créé en 1874 sur proposition de M. Delloye-Matthieu. En 1865, il est toujours traversé par le Hoyoux/égout. Le moulin à grains de Valentin Trokay (qui sera rasé en 1963) n'est pas encore repris sur ce plan.

lundi 21 août 2017

Plan cadastral de 1865 : partie 1

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Plan cadastral de 1865

Cet extrait du plan cadastral de 1865 de P.C.Popp est intéressant car la soixantaine d'années qui va suivre verra une profonde modification du paysage urbain.

  • Les rues Vierset-Godin et Vankeerbergen s'appellent encore « rue du Tribunal ». Et pour cause puisque le Tribunal, la maison d'arrêt, la gendarmerie (depuis 1857) sont installés dans le couvent des Frères Mineurs.
  • Les rues des signes (cygnes) et des Capucins deviendront en 1879 la rue du Palais de Justice lorsque d'après les plans d'Emile Vierset-Godin seront bâtis sur le « Clos des Capucins » le Palais de Justice, la maison d'arrêt. L'école du Centre, quant à elle, pourrait avoir occupé les bâtiments de l'ancien couvent). Et en face, depuis 1875, l'athénée, l'école moyenne, l'école d'Applications.
    En 1904, la rue sera prolongée vers la rue de France lors de la construction du nouveau quartier Nord-Est.

La gendarmerie qui avait été transférée dans le refuge de l'abbaye d'Aulne jusqu'en 1918 prendra ses quartiers dans les bâtiments de la rue de la Motte. La rue de la Gendarmerie étant créée en 1913,

  • La ruelle de Clavier qui longeait l'ancien couvent des Jésuites (devenu l'Ecole Normale) deviendra la rue Delloye-Matthieu,
  • la ruelle des Augustins qui longeait la propriété des Augustins jusqu'à son incendie en 1875 deviendra l'avenue Adolphe Chapelle.

mercredi 31 août 2016

Vestiges de l'école normale

Les vestiges de l'Ecole Normale. Les bâtiments du fond sont occupés par la bibliothèque communale et le service Informatique.

A gauche labo chimie, physique, biologie, au fond à gauche entrée bureau de Jef Poot.

A droite au fond entrée réfectoire/salle des fêtes. Porte blanche à droite, entrée du bureau des pions.

Au rez de chaussée les cuisines qui préparaient repas pour E.N et Athénée, et en bas à gauche entrée de l'E.N. rue Delloye-Mathieu.

Et à l'avant plan, la cour de récré où nous jouions au tennis avec les mains...

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Ancienne école normale (août 2016)

 

samedi 4 juin 2016

Le Bassinia

Une des quatre merveilles de Huy, monument classé par un Arrêté royal du 1er octobre 1933 et figurant dans la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie, le Bassinia répondait à l'origine à un besoin de la population en eau de ménage. C'est tout naturellement que cette fontaine publique a pris place sur le "Marchiet" ou "in foro" puisque c'était là également que les décisions des échevins étaient appliquées devant un perron qui semble avoir été érigé à la fin du XIIe siècle (1185-1202) et détruit en 1532, puis un pilori.

A lire "Histoire d'une ville médiévale" de Chantal du Ry.

Le Bassinia sera dérobé,

par les troupes espagnoles, épaulées par des corps armés liégeois, lors de leur reprise de la cité en 1595. La ville déboursa alors d’importantes sommes pour récupérer les statues et le bassin de bronze qui faisaient sa fierté. À l’occasion de la réédification de la fontaine, elle fit ajouter l’effigie d’un sonneur, le Cwèrneû, le guetteur chargé de donner l’alarme. La fontaine, qui devait ainsi inviter à la vigilance, resta l’objet de soins attentifs. Source

Les Hutois désespèrent de revoir leur fontaine sur la Grand'Place.

Cette fontaine monumentale qui date de 1406 a fait l'objet d'interminables discussions sur sa restauration depuis son démontage en 2009. La Ville a finalement opté pour une remise à l'identique. Le budget a été voté: environ 340 000 euros subsidiés en grande partie par la Région Wallonne qui vient donc d'accorder son feu vert. Source

Cette fontaine est composée d'un bassin en bronze pourvu de quatre cracheurs en mufles de lion et d'un élément central composé de 4 tourelles crénelées. Entre ces tourelles on trouve quatre statuettes en ronde-bosse et surmontant le tout une statuette du "Cwèrneû" (le guetteur de la ville) placée en 1597 et réalisée par le fondeur Rock Clocqman de Dinant pour l'achat d'un certain «Guillaume le Cornu» pour la somme de 42 florins, d'après les archives de la Ville. Le tout entouré d'un bassin en pierre de taille datant de 1735 avec ses quatre pilastres portant un dais de ferronnerie de style rocaille avec feuilles d'eau et rosace de tôle de Gabriel Levasseur et surmonté de l'aigle bicéphale du XVIIe s. (IN "Le patrimoine monumental de la Belgique" tome 15). En effet, jusqu'en 1795, la principauté de Liège dépendait du St. Empire romain germanique. Les bacs et support en pierre ont été restaurés à l'identique en 1881. Source

On notera également que le maître plombier Jean Boret a travaillé sur la fontaine en 1725. Les Boret étaient une famille de maitres plombiers de Huy au XVIIIe siècle. Joseph Boret a d'ailleurs travaillé avec le plombier Galand sur le nouvel hôtel de ville, rebâti à partir de 1765. Source

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Le Bassinia

Elle était alimentée jusqu'en 1967 par une source située dans les parkings des usines Thiry, rue Ste. Catherine. Cette pompe est couverte par un édicule en moellons calcaires sur une base octogonale. L'espace clôturé fait l'objet de fouilles de la Région wallonne.

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Le Bassinia

"Le patrimoine monumental de la Belgique" tome 15

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Ste.Catherine

Les commentaires sur ces statuettes sont issus du livre de Chantal du Ry "Histoire d'une ville médiévale à travers ses légendes et ses monuments" .

Ste. Catherine est présente car c'est dans ce quartier moyennâgeux que se trouve la source alimentant le Bassinia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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St. Domitien

St. Domitien porte un calice et un livre.

Il s'agit du premier patron de la ville. Mort à Paris en 558 et inhumé à la Collégiale de Huy qui lui est consacrée ainsi qu'à Notre-Dame.

Sa châsse, attribuée à Godefroid de Huy, se trouve à la Collégiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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St.Mengold

St. Mengold est le second patron de Huy, au XIIe siècle.

Il s'agit de Mengold de Klingston, devenu comte de Huy en épousant Gisèle de Huy. Son palais se trouvait " En Gravière" sur les bords du Hoyoux.

L'église St. Mengold a été érigée au XIIIe siècle sur l'emplacement de l'ancien oratoire des saints Timothée-et-Symphorien.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ansfrid

Ansfrid est le dernier comte de Huy. Il dut rétrocéder son comté à l'empereur en 985.

Il mourut à Utrecht en 1010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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li Cwèrneû

Li Cwèrneû était le guetteur de la ville, le guetteur du beffroi. Il était également concierge et sonneur de cloches.

L'instrument qu'il utilise est une "corne". Il s'agissait donc du corneur et non du trompette de la ville dont le statut était différent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bassinia est actuellement entreposé au Musée communal.

 

 

 

mardi 31 mai 2016

Le vieux Huy en eau-forte

Quelques estampes à l'eau-forte du vieux Huy.

Elles semblent être réalisées d'après l'œuvre de Sir Ernest George (1839-1922) en les comparant avec une œuvre authentifiée. Elles dateraient de la fin du XIXe. Sans doute extraites de " The Portfolio" autour de 1880.

Toutefois, Frédéric de Barsy, historien d'art au musée communal, n'est pas convaincu. Ces œuvres ont été mises sous cadre en 1967 mais collées au cache.

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Mes remerciements les plus vifs vont à J.C. Rocour pour sa générosité.

Vu le montage des cadres (avec des clous de tapissier) il n'a pas été possible de sortir les œuvres. La résolution n'est donc pas parfaite.

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Le coin des peintres (coll. F.D.)
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Gabelle (coll. F.D.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Maison de la Tour (Coll. F.D.)
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Rue des Frères Mineurs (coll. F.D.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rue des Moutons (Coll. F.D.)
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Pré à la fontaine (Coll. F.D.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si un lecteur — un jour qui sait ? — reconnait l'auteur, il aura droit...à toute ma gratitude.

 

dimanche 29 mai 2016

Le Hoyoux à marée basse

Afin de contrôler les crues du Hoyoux, rivière capricieuse s'il en est, suite aux otages de ces derniers jours, les services communaux ont fermé les vannes du barrage-déversoir situé en aval du pont de Chinet.

Ce qui donne ces images peu ragoutantes du Hoyoux à "marée basse". L'entretien du Hoyoux relève de la Direction des Cours d’eau non navigables de la Région wallonne qui : "Gère de manière intégrée des cours d’eau non navigables tout particulièrement au niveau de la protection des biens et des personnes en relation avec le débit solide (sédiments) et le débit liquide (inondations sécheresses) des rivières dans le respect des habitats aquatiques".(sic)

La taille des arbustes qui poussent dans les murs des berges, la quantité d'alluvions, les immondices (merci aux inciviques) jonchant le lit de la rivière témoignent hélas d'un manque d'entretien depuis un temps certain.

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Le Hoyoux derrière le CHRH
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Le Hoyoux au début de la rue des Tanneurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les remarquables ponts datant de la fin du XVIIIe siècle sont hélas défigurés par des conduites disgracieuses.

dimanche 31 mai 2015

Port Lebeau et chemin de halage

Si la rive gauche de la Meuse compte le port de plaisance de Statte, la rive droite a eu également un port, le port Lebeau, encore actif dans les années 60.

Situé à l'emplacement actuel du quai d'Arona, il s'étendait en aval du quai d'Autrebande jusqu'au Vaudrée. Essentiellement port pour les entreprises de construction, il était alimenté par les péniches en graviers de Meuse, des sables de granulométries différentes, etc.

Si ma mémoire est bonne, un embarcadère se trouvait dans le prolongement de l'avenue Lebeau pour le bac qui traversait la Meuse vers le parc des Récollets.

Puis venait le chemin de halage, très fréquenté le dimanche par les pècheurs et les promeneurs qui pouvaient faire une halte dans le parc qui fit partie de la propriété Godin-Parnajon, dont la maison de maître (oeuvre de l'architecte Vierset-Godin et acquise par la Ville en 1946) est devenue la Maison des jeunes puis actuellement le Quick.

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Du parc, il ne reste plus qu'un moignon entre l'accès au pont de l'Europe et la rue Adolphe Bastin.

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