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Blog citoyen d'un journaliste hutois

dimanche 29 mai 2016

Le Hoyoux à marée basse

Afin de contrôler les crues du Hoyoux, rivière capricieuse s'il en est, suite aux otages de ces derniers jours, les services communaux ont fermé les vannes du barrage-déversoir situé en aval du pont de Chinet.

Ce qui donne ces images peu ragoutantes du Hoyoux à "marée basse". L'entretien du Hoyoux relève de la Direction des Cours d’eau non navigables de la Région wallonne qui : "Gère de manière intégrée des cours d’eau non navigables tout particulièrement au niveau de la protection des biens et des personnes en relation avec le débit solide (sédiments) et le débit liquide (inondations sécheresses) des rivières dans le respect des habitats aquatiques".(sic)

La taille des arbustes qui poussent dans les murs des berges, la quantité d'alluvions, les immondices (merci aux inciviques) jonchant le lit de la rivière témoignent hélas d'un manque d'entretien depuis un temps certain.

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Le Hoyoux derrière le CHRH
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Le Hoyoux au début de la rue des Tanneurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les remarquables ponts datant de la fin du XVIIIe siècle sont hélas défigurés par des conduites disgracieuses.

samedi 28 mai 2016

Huy et apéro Liège

La Ville nous invitait à participer à l'animation "Apéros Liège" ce 27 mai.

Apéros@Liège, concept à succès dans la cité ardente depuis plusieurs années s'exporte cette année à Huy !

Les Apéros ce sont des lieux pour se rencontrer, se raconter, se retrouver, préparer son week-end dans une ambiance décontractée.

Bar, petite restauration et ambiance musicale. De 17h30 à 23h30.

Un gros orage a bousculé cette organisation et en a dissuadé quelques-uns.

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Apéros Liège place Verte mai 2016
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Apéros Liège place Verte mai 2016

 

mardi 24 mai 2016

Huy et ses bulles à verre

Huy a acheté à Intradel 2 bulles à verre enterrées. Elles sont situées devant le Quick avenue Godin-Parnajon.

Cet achat fait l'objet d'une convention d'entretien et de placement avec Intradel avalisé en Conseil communal de décembre 2015.

(...)Vu la décision n° 201 du Collège communal du 9 novembre 2015 décidant de proposer au Conseil communal l'acquisition d'un site de bulles à verres enterrées proposé par INTRADEL dans le cadre d'un appel d'offre ainsi que la signature d'une convention liant INTRADEL à la Ville de Huy pour le placement et l'entretien du site ;

Statuant à l'unanimité ;

DECIDE :

Article 1er - de marquer son accord sur l'achat d'un site de bulles à verre enterrées auprès d'INTRADEL pour un montant de 12.294 € TVAC et de financer cet achat par l'engagement de la somme de 10.000 € prévue à l'article 879/744-51 du budget extraordinaire de l'exercice 2015 et le solde soit 2.294 € sous réserve de l'approbation de la deuxième modification budgétaire de l'exercice 2015.

Article 2 - de marquer son accord sur les termes de la convention ci après (...)

Des malfaçons du sous-traitant d'Intradel ont retardé leur mise en service. Il s'agit d'une belle réalisation entourée de potelets identiques à ceux déjà installés sur la voirie.

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bulles à verre devant le Quick

Pour l'échevine de l'Environnement Françoise Kunsch, il fallait enterrer les bulles car les habituelles "ne sont pas appréciées des riverains : elles engendrent du bruit mais aussi des dépôts sauvages aux alentours." (Source lavenir.net)

Il y a déjà eu par le passé des bulles installées près de l'entrée du parc Vierset, retirées suite à la plainte de riverains Nimby (Not In My BackYard), oserait-on écrire, vite dérangés.

Elles complètent l'offre en rive droite idéalement car les autres bulles sont situées trop loin que pour inciter à leur utilisation au départ de ce quartier (Pont de Chinet, rampe d'Orval, rue des Vergiers).

Il ne reste à espérer, comme l'échevine, que cette nouvelle disposition évitera les dépôts sauvages.

Las, il est permis de douter quand on voit la situation autour des bulles terrestres et la propension des inciviques à saloper l'environnement non seulement des bulles à verre mais également des poubelles urbaines situées dans le parc Vierset malgré un passage journalier et désabusé des ouvriers communaux.

dimanche 22 mai 2016

Huy à vélo (2)

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Signal C1 rue Mottet

Depuis peu, le signal C1 (sens interdit) provisoire rue Mottet en venant de la rue des Tanneurs a été remplacé par un signal C1 définitif.

Pas de panneau additionnel M2 pour en faire un SUL et donc autoriser les cyclistes à remonter cette rue en stationnement interdit et dont la largeur dépasse largement (6,10 m) les 3 mètres minimum requis.

 

 

 

 

 

Un occasion ratée d'appliquer le PCM — méconnaissance, oubli, obsédante délégation ? — qui promeut la mobilité douce et le tranfert modal.

D'autant que les cyclistes peuvent déboucher des rues du Haut-Chêne et de la Reine en SUL et de la rue des Tanneurs sur une belle ligne droite à la voirie rénovée vers la rue Ste. Catherine.

Il faut dès lors deviner qu'il faut emprunter le tracé du RAVeL 126 le long du Hoyoux par la porte des Maillets sur une voirie dégradée puis tourner par la rue des Trois-Ponts très fréquentée, au pied des feux tricolores, et ensuite tourner rue Ste. Catherine. Un parcours nettement moins sécurisé donc.

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Porte des Maillets

 

vendredi 20 mai 2016

CHRH et syndicats

Le CHRH a connu ce mardi 170mai un arrêt de travail à la demande des délégations syndicales. Une bonne septantaine d'agents était présente pour écouter les représentantes syndicales CGSP et CSC.

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CHRH 17/05/2016

La raison principale de cet arrêt porte, aux yeux des syndicats, sur un manque de respect du personnel par la direction.

Le désamour entre les deux partenaires ne date pas d'hier.

En 2000 puis 2008, en 2009 (avec une CGSP étrangement silencieuse), et en 2016 notamment.

Les syndicats :

Qui insistent sur l’urgence de retrouver «un climat serein, dans lequel les partenaires sociaux sont écoutés et respectés. Ceci est primordial pour retrouver de la stabilité à tous les niveaux. Dans tous les secteurs et dans tous les services.» (Source : lavenir.net)

Le secrétaire général Jean-François Ronveaux déclare dans un style reyndersien  à nos confrères de l'Avenir :

Contacté par nos soins, le secrétaire général du CHRH s’est dit «content d’apprendre enfin la raison pour laquelle les syndicats veulent débrayer ce mardi»

Que retirer de cette confrontation ?

D'abord que l'ambiance est très loin d'être sereine. Une direction qui verrouille la communication (nous en fîmes l'expérience) et des syndicats qui vivent mal ce qui leur semble être un manque de considération. Les syndicats dénoncent des pressions exercées pour empêcher la signature d'une pétition.

Quant aux faits évoqués lors de l'arrêt de travail, ils méritent quelques explications.

  • L'intérêt de l'Inspection des Lois sociales pour le fonctionnement hospitalier remonte à une dénonciation d'une infirmière de l'hôpital Princesse Paola de Marche sur ses conditions de travail. D'autres hôpitaux que le CHRH ont donc reçu des visites de contrôle.
  • Le fonctionnement hospitalier se déroule en permanence sur une corde raide. En cause des normes d'encadrement (élaborées par le fédéral et qui représentent une partie du financement des hôpitaux) en personnel soignant restrictives, insuffisantes pour permettre un travail dans des conditions optimales voire normales le plus souvent. En gros, la thèse fédérale, c'est économies et faire plus avec moins de personnel (un air de déjà vu pour les services publics). Ces normes d'encadrement sont calculées par indice de lits (chirurgie, médecine, ...) et évaluées par durée d'hospitalisation en fonction des pathologies. Il est patent que la politique hospitalière inspirée d'un néolibéralisme prégnant et donc uniquement axée sur des économies tout azimut met à mal une politique de soins qualitative.
  • Des normes d'agrément (contrôlées par la Région wallonne) qui elles augmentent le travail administratif du personnel soignant au détriment des soins et génèrent une augmentation de la pénibilité du travail.
  • Le cadre en personnel du CHRH est complet, ce qui n'empêche pas la multiplication des "heures supplémentaires" comme d'ailleurs dans tous les autres hôpitaux. Heures impossibles à payer sauf à mettre la clé sous le paillasson. Le secrétaire général signale avoir procédé à l'engagement de 10 agents pour apurer ces heures. Les syndicats ne fournissent pas de ratio entre ces heures et les heures fournies par les engagements mais ils déclarent à l'Avenir : "on en doute".
  • Les syndicats signalent que la Révision Générale des Barêmes (RGB) n'est pas effective à 100% (sans signaler où elle se situe). Comme dans d'autres hôpitaux dont certains sont déjà arrivés à 98%. Quid du CHRH ?
  • Ils dénoncent également une suppression de la prime de fin d'année. D'autres hôpitaux de la région liégeoise sont aussi déjà passés par là, avec augmentation des chèques-repas.
  • Des retards dans les évaluations sont évoquées. Ces évaluations sont en principe obligatoires tous les 2 ans (sauf en cas d'évaluation négative) et conditionnent l'évolution barémique des agents.
  • Une réaction par rapport à des congés payés "imposés" est également entendue. Dans plusieurs hôpitaux, le règlement de travail prévoit qu'un tiers des CP doit être pris avant le mois de juin de l'année en cours, que ceux-ci doivent être apurés pour la fin de l'année civile et qu'ils ne peuvent dépasser 3 semaines d'affilée pour permettre à tous de prendre des congés.
  • Les syndicats dénoncent également une modification des horaires qui perturbe et stresse le personnel. Le corset des normes d'encadrement oblige à des ajustements de la durée des pauses. Un Equivalent Temps Plein (ETP) doit prester 38h/sem de 5 jours, soit 7h36 par jour que l'on multiplie par le nombre de jours ouvrables pour obtenir le temps de travail mensuel. Les "Lois sociales" stipulent toutefois qu'un agent ETP ne peut dépasser 50h max/sem et qu'un agent à temps partiel ne peut prester d'heures supplémentaires, ce qui peut poser des problèmes lors d'un congé parental avec intervention de l'Onem par exemple. Concocter des horaires relève donc d'un passionnant défi. Soit des pauses de 8h sont établies ce qui allège les grilles horaires mais nécessite une récupération du trop presté, soit les pauses sont établies sur 7h36 ce qui allège les récupérations mais compliquent les grilles horaires. Un changement des horaires doit être validé par la délégation syndicale, ce que ne conteste pas le secrétaire général.
  • Enfin, les syndicats regrettent que la direction recourt à des intérimaires pour compenser certaines absences plutôt que d'augmenter les temps partiels qui le souhaitent. On en revient là aux normes d'encadrement. Tout dépassement de ces normes n'étant pas financé, il convient d'être prudent avec une augmentation du cadre soignant.

A l'issue de l'arrêt de travail, les syndicats ont demandé aux agents de leur fournir des éléments concrets de dysfonctionnement plutôt que de rester dans un ressenti générateur de stress.

Le CHRH est dirigé par l'ex-bourgmestre PS Alexis Housiaux, président du CA et Jean-François Ronveaux (ex-chef de groupe PS au Conseil communal) secrétaire général. La CGSP est quant à elle majoritaire.

Qu'il existe des problèmes de communication entre direction et représentants syndicaux est manifestement indéniable. En analyse institutionnelle, "le fonctionnement d’une institution est soutenu par une dynamique qui s’exerce en deçà de toute interaction entre individus, qui échappe à toute gestion délibérée et qui dépasse tout système hiérarchisé". Autrement dit, le champ des impressions, des ressentis est particulièrement important. Le fait que les responsables du CHRH soient d'anciens élus d'une majorité politique toujours aux affaires est suffisant pour donner au minimum l'impression d'une (trop) grande proximité avec les différents acteurs communaux. Ce ressenti peut générer des troubles de communication par des procès d'intention, des blocages à l'égard des responsables. En dynamique de groupe, on observe que plus un responsable est convaincu de son pouvoir, et à fortiori s'il fait partie d'un réseau, plus il provoque en retour un contre-pouvoir velléitaire qui peut lui aussi faire partie d'un réseau. Est-ce le cas au CHRH ?

 

jeudi 19 mai 2016

CHRH et rue Ste.Catherine

Afin de répondre aux problèmes de mobilité induits par les travaux d'agrandissement du parking de la rampe d'Orval, la rue Ste.Catherine a été placée ce mercredi 18 mai en Sens Unique (SU) de la rue des Trois-Ponts vers le parking Celli et les 2 autres parkings aménagés.

Il ne sera donc plus possible de venir de la Place des Italiens vers la rue Mottet pendant au minimum 6 mois si tout va bien.

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Place des Italiens
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Rue Ste.Catherine à la sortie du parking Celli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme le montrent les photos, il s'agit d'un SU et non d'un SUL, interdisant ainsi aux cyclistes venant notamment du RAVeL 126 d'emprunter la rue et les renvoyant vers la chaussée des Forges, très fréquentée par des camions.

En venant de Marchin, un panneau permet aux automobilistes d'entrer directement dans le parking Celli.

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samedi 14 mai 2016

La politique hutoise de mobilité (1/2)

Si d'aucuns parlent de voitures-ventouses comme l'ex-bourgmestre Housiaux ou plus récemment comme le nouveau président des commerçants hutois Daniel Millecam (ICI), il parait plus difficile de définir la notion de voiture-ventouse hormis par un dépassement du délai de stationnement en zone bleue ou par un stationnement interdit par le Code de la Route.

Une approche rationnelle, méthodologique, passerait par la détermination précise de l'offre de stationnement couplée à un relevé statistique des taux d'occupation et de rotation, afin de pouvoir déduire le profil de stationnement des usagers, de courte durée (<2h), de moyenne durée (2 à 4h) et de longue durée (>4h) et des contrevenants.

Il est déjà possible de déterminer de manière générale les profils d'usagers. On en compte classiquement 3 catégories : les riverains, les visiteurs et les pendulaires. Auxquels il faut ajouter les livraisons, les poids lourds...

  1. Les riverains du centre-ville et de l'hypercentre.
    Huy est une très jolie et surtout très ancienne ville. Le centre-ville est donc caractérisé par des voiries relativement étroites et de vieilles bâtisses datant d'un temps où les garages privés n'existaient pas. Les riverains n'ont donc d'autre choix que la voie publique pour stationner. Ce qui est déjà interdit dans les rues semi-piétonnes témoins des vieux métiers de la ville.
    De nombreuses rues sont composées d'un habitat ouvrier datant de la construction de cités à partir des années 1872, sans évidemment de garage privé là aussi.
    "Les véhicules des riverains sont présents la nuit, le week-end, et pour certains la journée également. Leur souhait est de stationner si possible en face de leur logement ou à une distance très courte de celui-ci.(MET)"
    Une politique de mobilité communale doit donc privilégier les riverains qui paient des taxes communales, notamment par le biais des centimes additionnels à 8% !!
    "En centre-ville, favoriser le stationnement des résidents encourage aussi un report vers les modes doux pour les petites distances, et vers les transports en commun et le vélo pour des distances plus longues (MET)". Favoriser le transfert modal autrement dit.
  2. Les visiteurs
    Cette catégorie est celle qui, en plus des riverains, fait vivre le commerce. Il s'agit donc là des publics-cibles à privilégier. Leur principal souci étant de ne pas devoir trop marcher pour accéder aux commerces. Comme certains ne connaissent pas la ville, il est essentiel de prévoir dans un plan de mobilité des mesures d'identification claires des parkings disponibles et à plus long terme un système informatique disponible pour smartphone qui informe sur les possibilités de parking en temps réel.
  3. Les pendulaires ou navetteurs
    Ce sont les travailleurs qui utilisent leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail. Ils cherchent à stationner à proximité de celui-ci généralement pour une longue durée : le plus souvent pour une journée complète.
    On considère que les établissements scolaires accueillent chaque jour envion 9000 élèves. En estimant des classes de 20 élèves, on obtient déjà 450 enseignants. A ceux-ci, il convient d'ajouter les agents communaux, les travailleurs des commerces et services (banques, mutuelles,...). Y ajouter également le personnel du CHRH.
    Il suffit de constater le nombre d'emplacements de stationnement disponibles le WE et les jours de congés scolaires, pour se rendre compte de l'ampleur de la demande de stationnement de ces navetteurs.
    Où trouver ces voitures-ventouses ?
    Du Nord au Sud rive droite : avenue Vierset Godin (Zone libre), rue Rioul (ZL), rue Wilmotte-Dupont (ZL) , rue de France (ZL), avenue Delchambre (ZL), quai D'Arona (ZL), rue Gregoire Bodart (Zone Bleue), rue des Augustins (ZL et ZB), Place St. Severin (ZB), avenue  des Ardennes (ZB), rue du Pont ( ZB), rue Sous-le-château (ZB et ZL), parking des Brasseurs (ZB), avenue du Condroz (ZB), parking St. Remy (ZL), rue Montmorency (ZB), rue des Croisiers (ZL), avenue du Hoyoux (ZB), ruelle Mottet (ZL), chaussée St.Mort (ZL), rampe d'Orval (ZL).
  4. Les véhicules de livraison et des entrepreneurs du bâtiment.
    Exception faite des sociétés de livraison rapides (UPS, DPD,...), les livraisons par camion se font généralement en matinée, essentiellement par les camions de brasserie en centre-ville, livraison Proximus, La Dérive, boulangers. Il n'existe pas d'emplacement réservé aux livraisons.
    Autre chose encore est le stationnement des véhicules des entrepreneurs amenés à travailler dans le centre-ville.

Actuellement nombreuses sont les plaintes des riverains et visiteurs du centre-ville (et donc des commerçant). Les navetteurs arrivant avant les heures d'ouverture des commerces occupent les places disponibles. Non seulement celles du Quadrilatère mais aussi des rares rues à ne pas être en zone bleue et sans vergogne celles en zone bleue en modifiant régulièrement le disque de stationnement.

Le relevé figurant sur le site internet communal montre bien les difficultés de stationnement des riverains :

  • Avenue des Ardennes
  • Avenue du Condroz
  • Avenue du Hoyoux
  • Place Verte (passée en piétonnier en 2013 NDLR)
  • Pont des Veaux
  • Rue de l’Harmonie
  • Rue de la Collégiale
  • Rue des Augustins (depuis la rue du Coq jusqu’à la rue Grégoire Bodart)
  • Rue des Brasseurs (parking "Brasseurs")
  • Rue des Foulons
  • Rue des Sœurs Grises
  • Rue du Coq
  • Rue du Pont
  • Rue l’Apleit
  • Rue Montmorency
  • Rue Pont Saint-Remy (Square "Saint-Remy")
  • Rue Saint-Remy
  • Rue Sous-le-Château (jusqu’à la rue de l’Hôpital)
  • Rue Vankeerberghen jusqu’à la rue de la Résistance. (NDLR Réaménagée depuis pour limiter le stationnement).

Comme, contrairement à d'autres villes il n'existe pas de carte de stationnement zonal pour les riverains, oserait-on écrire que la qualité de vie de ces administrés est loin de représenter une priorité pour les édiles communaux, contrairement aux demandes de la Fédération royale des commerçants, artisans et indépendants de la ville ?

Pas toujours cependant car les autorités communales vont rendre opérationnelles les 5 bornes de l'hypercentre, ce qui ne réjouit pas le nouveau président des commerçant hutois, Daniel Millecam qui n'est pas demandeur : "Ce ne sont pas les commerçants qui ont demandé un élargissement du piétonnier, c’est la Ville qui le veut. Mais il faudra trouver des solutions pour les livreurs qui viennent après 11 h (...)" (NDLR interrogé par nos confrères dans l'Avenir du 14/05/2016).

  • Deux bornes sont toutefois situées à hauteur d'un panneau SUL (rues Griange et des Brasseurs) donc ???.
  • Une rue des Fouarges (mais déjà doublée par des bornes empêchant l'accès à la Grand'Place).
  • Un dispositif de bornes à l'entrée de la Grand'Place (pour être très présent en Centre-Ville, pas encore vu de voiture-ventouse),
  • Une borne au début de la rue des Rôtisseurs au stationnement impossible, non seulement utilisée pour déposer des personnes à mobilité réduite mais aussi par les parents des élèves de Ste.Marie pour déposer leur progéniture le matin et la reprendre entre 15h et 16h et quitter le Centre par la rue des Augustins puis l'Apleit ou Vankeerbergen. Il suffirait d'ailleurs d'y limiter la vitesse à 5 km/h pour favoriser un environnement sécurisé et "apaisé".

Une décision idiote sur le plan de la mobilité car  :

  • Cela ne va évidemment pas régler le stationnement ventouse (inexistant dans le périmètre couvert par les bornes). Il suffit de passer avenue des Ardennes, parking des Brasseurs, avenue du Condroz, rue du Pont, rue des Augustins (zone bleue) à 7h puis à 9h pour constater que tous les emplacements sont occupés alors que les commerces ne sont pas encore ouverts !!!
    Voir des automobilistes se garer en zone bleue aux alentours de 8h, mettre leur disque et sortir du véhicule avec leur bouteille d'eau et un sac incite à un certain scepticisme quant à leur statut de "visiteur".
  • Les visiteurs, avant d'être piétons n'en sont pas moins automobilistes et tant que le stationnement ventouse n'est pas maîtrisé (ce qui serait pourtant simple), rien ne sert de compliquer la mobilité dans le centre-ville.
  • Fréquenter le centre-ville très régulièrement permet de constater que la circulation automobile y est rare et paisible, y compris rue des Rôtisseurs en dehors des 2 périodes de pointe pour Ste.Marie.
  • Les livraisons rapides ne se font pas nécessairement avant 11h (circuit oblige)
  • Le restaurant "La table du traiteur" a déjà anticipé le fonctionnement de la borne rue Griange le WE en installant tables et chaises en pleine rue ne laissant qu'un petit passage aux piétons. Quid en cas de passage d'un véhicule de secours ?

Depuis 2013, date du passage en piétonnier de la Place verte, ce n'est pas moins d'une centaine de places perdues (44 Place verte et 50 quai de Namur en 2016 pour le RAVeL).

Avec pour conséquence l'utilisation par les navetteurs des emplacements du quai d'Arona (complet à 9h) et de l'avenue Vierset-Godin (3 places disponibles à la même heure).

Excepté le CHRH qui indique clairement l'emplacement de ses parkings, une signalétique adéquate est absente. Notamment à la sortie des parkings de l'avenue des Ardennes. Comment savoir quand on vient des Ponts, du quai de Namur qu'il faut se diriger vers l'avenue Delchambre (ou des Augustins), puis la rue Grégoire Bodart vers le Quadrilatère ?

Comme le CHRH est enclavé dans un très vieux quartier où l'on retrouve les mêmes profils d'usagers que dans le Centre-Ville (riverains, visiteurs, pendulaires), et vu les soucis provoqués par les travaux d'augmentation de la capacité du parking de la rampe d'Orval, le parking Celli a été doublé et 2 autres parkings proches de celui-ci ont été aménagés. Le parking Celli ne répond toutefois pas plus au prescrit de la Loi sur la protection de la vie privée.

La rue Ste. Catherine passera d'ailleurs en sens unique du CHRH vers la Place des Italiens le mercredi 18 mai 2016. Restent les indécrottables qui veulent pouvoir "entrer dans leur bureau en voiture". Un tour dans les rues adjacentes à 6h30 (voitures des riverains) puis à 8h00 (voitures des pendulaires) est assez parlant.

L'offre d'emplacements de stationnement est insuffisante et très difficilement extensible vu l'enclavement de la cité (sauf à encore augmenter le Quadrilatère). Les 100 places éventuelles envisagées par le PCM telles que prévues dans le cadre des travaux du Quadrilatère ne compenseraient que la centaine perdue depuis 2013.

Il n'existe pas de réelle politique volontariste de mobilité, malgré un PCM datant de 2014 qui cible des mesures concrètes, qui tiendraient compte efficacement de publics-cibles à privilégier — les riverains et les visiteurs — et qui gérerait mieux le stationnement ventouse (le recours aux zones bleues et l'engagement de 3 agents constatateurs ne résolvant manifestement pas le problème).   

A suivre une analyse du PCM et des solutions possibles.

 

jeudi 12 mai 2016

La politique hutoise de mobilité (2/2)

Suite de la première partie.

Après une brève analyse du stationnement dans le centre-ville, il convient de se pencher sur les solutions possibles.

Le stationnement doit être appréhendé "comme une composante à part entière de l’approche globale, concertée, stratégique et pragmatique des déplacements à l’échelon local (MET)".

- Première difficulté pour les déplacements, si les travaux de voirie importants pour lesquels une ordonnance de police est nécessaire figurent dans la rubrique "Actualités" du site web de la Ville, il n'existe pas de relevé des nombreuses entraves à la circulation et au stationnement qui elles aussi nécessitent une autorisation préalable pour placer le panneau d'interdiction temporaire de stationner. Des riverains qui doivent utiliser la voie publique pour stationner peuvent ainsi se retrouver en infraction parce qu'ils sont en voyage, malades, ...

- Une réflexion éthique amène la question suivante : est-il normal que des navetteurs occupent à la journée des emplacements de parking gratuitement et au détriment de la mobilité en centre-ville alors que les riverains et les commerçants qui s'acquittent de taxes diverses sont ainsi fortement pénalisés ?

Pour éviter le stationnement ventouse, une tarification constante suffit, voire une zone bleue. Pour encourager la rotation, une tarification croissante a tout son sens. Plusieurs cas de figures peuvent être traités au sein d’une même agglomération, en instaurant un système de « zone », dont les caractéristiques seront chaque fois spécifiques. Le système qui propose une période gratuite (10, 15, 30 minutes selon les villes) encourage également la rotation. (Source : CEREMA : centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

- Les communes peuvent élaborer un Plan Communal de Mobilité. Huy possède son PCM depuis mai 2014.

Par définition, un édile communal hutois est un citoyen hutois élu par d'autres citoyens hutois qui souhaitent la meilleure qualité de vie possible. Pour ce faire, les élus fixent des priorités stratégiques à moyen ou long terme peut articuler et asseoir la législature communale sur un projet défini avec les forces vives locales, une démocratie participative de bon aloi, en somme !

La gestion de la mobilité devrait donc résulter d'un tel projet et dans la problématique du stationnement en centre-ville avoir pour objectif principal une réponse pertinente aux plaintes récurrentes des riverains et des commerçants.

Ces plaintes portent sur la difficulté de trouver des emplacements de stationnement pour les riverains et sur l'absence d'une rotation efficace des stationnements pour permettre aux visiteurs d'accéder plus facilement aux commerces et services locaux. Les possibilités de stationnement en centre-ville se trouvant en zone bleue et captées par les pendulaires.

Le stationnement

La solution devrait passer inéluctablement par l'instauration d'un stationnement payant par zones ce qui régulerait mieux celui-ci et permettrait de surcroît de dégager des rentrées financières utilisées pour promouvoir la mobilité douce et le transfert modal (pistes cyclables, mobilité sécurisée des piétons, signalisation,...). Bastogne par exemple dégagerait quelque 200.000 euros de recettes.

Toute mesure concernant le stationnement ne peut toutefois être prise qu'après la réalisation d'un cadastre des emplacements de parking afin de comparer cette offre avec la demande dans un deuxième temps. Etablir un comptage des voitures présentes dans les rues en zone bleue mentionnées précédemment à 7h puis à 9h donnerait déjà une idée du nombre de pendulaires présents.
La gestion du stationnement doit être établie par zones (du stationnement libre en resserrant de plus en plus vers une zone rouge avec la tarification la plus élevée).

Une zone centrale concerne un stationnement de courte durée, avec généralement l’application d’une tarification plus élevée ; une seconde zone prévoit un stationnement de moyenne durée, éventuellement moins coûteux ou gratuit ; une troisième zone permet un stationnement de longue durée, éventuellement à plus faible coût ou gratuit. (MET)

Vu l'inefficacité de la zone bleue pour assurer une rotation des usagers, le stationnement payant devrait être d'application. La Ville ayant engagé 3 agents constatateurs, la gestion d'icelui peut relever de l'autorité communale et ainsi éviter une concession à une société privée spécialisée — dont la finalité est naturellement le profit et non l'intérêt général — qui peut générer des conflits de rétrocession (comme à Andenne par ex.) des sommes récoltées par les horodateurs. Un autre avantage est que la commune peut choisir entre une taxe ou une redevance. Elle peut également confier uniquement l'achat et l'entretien des horodateurs à une firme privée par appel public.

La formule semble plus rentable, en ce que l’ensemble des bénéfices tombent exclusivement dans le budget communal. Et si l’objectif n’est pas d’enrichir la commune mais d’améliorer la gestion de la mobilité et de rééquilibrer le partage de l’espace public, les bénéfices sont, idéalement, réinvestis en faveur des transports en commun, de la création de parcs-relais, de l’amélioration des cheminements piétons …(MET)

Cette gestion d'un stationnement payant doit s'appuyer sur la constitution de zones payantes et de zones libres mais surtout  s'accompagner par la création d'une carte de riverain (et de visiteurs) et d'une carte de stationnement pour des pendulaires couplée à un abonnement ainsi qu'une carte de stationnement gratuit spécifique pour les professionnels de la santé en visite (médecin, infirmier, ...)

Le plan d'action du PCM à mettre en place comporte différents volets:

  • Localiser et chiffrer l'offre de stationnement public dans un rayon de 250 m environ de l'un des trois pôles définis plus loin.
  • Opter pour le type de gestion du stationnement rotatif à mettre en place: nous conseillons le stationnement payant plutôt que la zone bleue. Voir Dossier intercommunal, chapitre 8.
  • Définir les modalités de délivrance de la carte de stationnement (bénéficiaires, coût, support, …)
  • Mettre en place le service de gestion du stationnement (personnel, équipement des agents, backoffice, …)
  • Définir le périmètre à couvrir, par étapes successives, de manière centrifuge.
  • Baliser les itinéraires vers les différents parkings publics, à commencer par les deux parkings principaux (le quadrilatère et les parkings du centre commercial Batta.
  1. Les riverains
    La nécessaire attention au stationnement des riverains, afin de conserver un attrait pour l'habitat en centre-ville, passe par 2 mesures :
    - la mise en place d'une carte de riverain par zone doit être privilégiée à une carte par rue. Par exemple la zone "rue de la Collégiale, rue du Pont, rue Sous-le-château > rue de l'hôpital".
    - pour les rues qui resteraient en zone bleue — mais idéalement toutes les rues en zones bleues devraient passer en zones payantes pour éviter leur utilisation non contrôlable par des navetteurs —  mettre en place le signal E9a et le disque de stationnement avec le panneau additionnel "excepté riverains". riverains.png
    Certaines portions de rues pourraient être également réservées aux détenteurs d'une carte de riverain (rue Sous-le-château, chaussée St.Mort, rue Léopold II, ruelle Mottet, par ex.).
  2. Les visiteurs
    - Comme le préconise le PCM, les emplacements en centre-ville devraient passer en parking payant et donc en "zone rouge", y compris pour les riverains dans le cas d'une zone rouge (le transfert modal évoqué dans l'article précédent) et également en zone "verte" à la tarification horaire moindre. Le seul moyen d'assurer une meilleure rotation et de lutter contre le stationnement ventouse.
    - Cette zone rouge pourrait dans un premier temps couvrir le parking des Brasseurs, de l'avenue des Ardennes, de la place St.Séverin et de la rue du Pont. Apposition d'un ticket y compris pour 1/2h gratuite pour permettre les achats rapides (boulangerie, pharmacie, librairie, ou une démarche à l'administration communale, dans une banque, une mutuelle,...) et avec la gratuité sur le temps de midi (de 12h à 14h) pour ne pas pénaliser le secteur HORECA. Stationnement réglementé de 9h à 18h par ex. sauf dimanche et jours fériés. 1.50 euros pour 1 heure, 4 euros pour 2 heures maximum. En cas de dépassement, redevance forfaitaire de 15, 20, voire 25 euros. Certaines communes prévoient même  2€ (1h), 5€ (2h).
    Le travail des agents constatateurs prendrait ainsi tout son sens (comment en effet à moins de rester en permanence derrière les voitures se rendre compte de la modification des disques de stationnement ?) et permettrait d'assurer une réponse adéquate à la demande des commerçants d'assurer une meilleure rotation dans le centre-ville.
    Cette mesure pourrait suffire. Mais il serait tout indiqué, pour éviter le transfert des pendulaires vers d'autres emplacements du centre-ville, de réaliser le passage de l'avenue du Condroz, début de la rue des Augustins, rue de la Collégiale en zone "verte" payante avec une tarification moindre et possibilité d'utilisation de la carte riverain.
    - Assurer une signalétique performante pour accéder aux emplacements de parking importants (le Quadrilatère par ex.).
    - Mise en place d'une carte de stationnement pour les professionnels de la santé afin d'éviter toute liberté d'interprétation du stationnement.
  3. Les pendulaires ou navetteurs
    - C'est le gros problème de stationnement en centre-ville qui se fait au détriment des deux premières catégories d'usagers.
    Si l'idée générale est de repousser en périphérie du centre-ville cette catégorie d'usagers, il faut bien constater que d'une part la création de nouveaux emplacements est très aléatoire sur la rive gauche déjà utilisée par les navetteurs quai Batta et avenue de Compiègne (excepté un petit emplacement au pied du pont de l'Europe), quasi impossible sur la rive droite et que d'autre part il faudra lutter contre la résistance au changement déjà à l'oeuvre en zone bleue. D'où la nécessité de passer au stationnement payant comme c'est le cas dans de nombreuses autres villesCette latitude est offerte au Conseil communal par l’arrêté royal du 9 janvier 2007.
    A titre exemplatif, la ville de Liège propose une carte communale de stationnement qui permet de stationner à durée indéterminée dans les zones bleues et à stationnement payant (sauf zone rouge) au prix de 500 euros/an, celle de Nivelles coûte 350 euros/an, celle de Mons coûte elle 300 euros/an. Un abonnement qui pourrait avoir un certain effet sur le stationnement ventouse mais qui n'encourage pas la rotation des véhicules.
    - Pour les navetteurs qui souhaiteraient ne pas prendre d'abonnement payant en zone verte, le parking de l'avenue du Hoyoux, Chaussée St. Mort, la rampe d'Orval devraient être placés en stationnement interdit sauf aux détenteurs d'une carte de riverain ou de stationnement. Ces emplacements sont les plus proches du centre-ville et utilisables pour accueillir la "transhumance" des navetteurs du centre-ville mais ils sont occupés par le personnel du CHRH, lequel possède pourtant 4 parkings dont celui de la Rampe d'Orval en voie d'être doublé. 
    - Il existe également une possibilité pour pallier le manque de places pour les pendulaires sur la voie publique. Un partenariat avec des gestionnaires d'emplacements privés accessibles au public situés hors voirie, soit en stationnement gratuit, soit avec la possibilité d’appliquer un tarif préférentiel, dans cette hypothèse avec le CHRH.

En résumé seul le passage, comme préconisé par le PCM, au stationnement payant dans le centre-ville permettra de répondre aux demandes des riverains et des commerçants. A ce jour, depuis 2014, les édiles communaux ont privilégié le stationnement des pendulaires, et l'engagement de 3 agents constatateurs n'a pas règlé pas le problème, il suffit d'un rapide contrôle visuel (cf. photos) pour s'en rendre compte.

Le stationnement doit être géré par zones (rouges, vertes) mais également gratuites à la périphérie du centre-ville.

Cette gestion par zone doit s'accompagner de la délivrance de cartes de riverain, de stationnement avec abonnement mensuel, trimestriel, annuel, voire gratuite pour certains parkings réservés.

Une politique de participation citoyenne active serait un plus. Actuellement, les réponses aux questions de mobilité seraient plutôt du style "circulez, il n'y a rien à voir", comme si les Hutois donnaient un chèque en blanc aux élus dans le cadre d'une approche politique d'un autre temps.

Par ailleurs, l'approche communale semble spécieuse ou ne correspond tout simplement pas aux recommandations du PCM hutois.

A une question posée au Conseil communal du 16/02/2016, on peut lire :

(...) Monsieur le Bourgmestre répond que le choix posé par le Collège est de rester dans un cadre non payant. Pour contrôler la zone bleue, on a engagé des agents constatateurs. C’est positif pour l’attractivité de la Ville (...) On a une conseillère en mobilité et un commissaire spécialisé.

Quand de très nombreuses villes ont dû passer au parking payant — ce que recommande le PCM hutois — pour répondre au problème du stationnement ventouse, Huy s'obstine à maintenir la zone bleue. En mai 2016, 8 mois après l'engagement de 3 agents constatateurs supplémentaires, riverains et commerçants ne voient toujours aucune amélioration.

Quelques photos, réalisées vers 9h, valent mieux qu'un long discours.

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avenue du Condroz un samedi
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avenue du Condroz en semaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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avenue du Hoyoux un samedi
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avenue du Hoyoux en semaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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rue du Pont un samedi
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rue du Pont en semaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Place St. Severin un samedi
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Place St. Severin en semaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faut-il vraiment collationner tous les cas de squattage par les navetteurs pour que le Collège admette que la zone bleue est inefficace ?

A une question du conseiller Vidal en séance du 22/03/2016, à propos des travaux du RAVeL quai de Namur et de la suppression des emplacements de stationnement, on peut lire :

- On peut améliorer les choses en enlevant la zone bleue au Batta pendant le chantier. Les places renseignées dans le toute boîtes ne sont pas de nouveaux emplacements.
- Monsieur le Bourgmestre répond qu’il n’est pas nécessaire d’enlever la zone bleue, il y a de la place pendant la nuit.
- Monsieur le Conseiller VIDAL demande à nouveau la parole. Pour lui, ce serait un beau geste de la Ville.
- Monsieur le Bourgmestre estime que ce serait compliqué à gérer.

Il y a de la place pendant la nuit ? Parce que tous les riverains travaillent la journée évidemment donc ils ne sont pas gênés par le manque de places. Et sans zone bleue ce serait plus difficile en quoi, vu que les navetteurs ventousent même en zone bleue ?

En gros 21500 habitants dont 17,54 % de 65 ans +, soit quelque 3800 habitants qui en principe ne travaillent plus, sans compter ceux qui ont été pensionnés avant 65 ans.

Deux exemples qui montrent non seulement le manque d'intérêt pour la qualité de vie des Hutois et plus singulièrement des aînés, mais également le peu de considérations pour les spécialistes qui ont participé au PCM !!!

Quant au PCM élaboré par des spécialistes dont se prévaut le Collège, on en retiendra encore cette position.

En réponse au conseiller Catoul, l'échevin George répond en séance du 26/01/2016 :

"si on voulait réserver une bande aux cyclistes (NDLR sur le pont Baudouin), il faudrait supprimer une bande de circulation ce qui poserait problème".

Dans le PCM, on peut lire :

Les ponts sur la Meuse sont des points de passage obligé pour relier certains pôles; ils doivent donc être aménagés en fonction des cyclistes, ce qui ne pose guère de problème, étant donné la largeur des chaussées.

L'échevin George est-il au courant des conclusions du PCM ????

Bref, on retiendra surtout le manque flagrant de volonté politique et la méconnaissance des problèmes de mobilité (?) par le Collège qui se réfugie derrière les spécialistes mais ne tient pas compte de leur avis dans un PCM pourtant très clair.

 

 

 

mercredi 11 mai 2016

Le marché de Huy

Le marché de Huy remonte au Moyen-Âge et était déjà situé sur le "forum" ou Grand Marché ou encore Marchiet entouré des étaux des commerçants et des 11 métiers de "Huy-Grande". (Source : "Huy Histoire d'une ville médiévale" Chantal du Ry)

De la rue du Marché à la place St.Denis se trouvait le marché aux bêtes, le "forum pecandum".

Enfin, le marché à l'Apleit accueillait le marché aux poissons.

Si l'Apleit a disparu comme port et donc le marché aux poissons, les vieux Hutois se souviennent du marché au XXe siècle.

Le marché aux bêtes fonctionnait encore pour quelques temps, remplacé ensuite par le marché de Ciney.

La Grand'Place constituée d'un grand parking cernant le Bassinia, passait en stationnement interdit partiellement le mercredi pour

accueillir le marché aux fleurs.

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Li Bassinia

(crédit photo : Jean-Pol Grandmont)

L'environnement était tout différent dans les années 60 :

  • Le Printania occupait l'actuelle Dérive,
  • Le pub O'Malley était encore la droguerie Longdoz
  • La Brasserie, une maroquinerie et bagagerie,
  • Le Pain et Vin, un commerce pour bébés et jeunes enfants,
  • La banque CBC, un magasin Shoe-post
  • Le Jazz Mataff, un commerce de laines,
  • Proximus, un commerce d'articles pour la table (Lacroix),
  • Le magasin Eram, un magasin de vêtements Marvan,
  • La bijouterie Cospaïa, une boucherie.
  • Le Cocobaïa, le restaurant Vattel
  • etc

Les cafés présents sur la Place étaient plus clivés. Les assoiffés "libéraux" ne pouvaient moralement fréquenter que Le Littéraire (construit en 1788 pour abriter la Société littéraire de Huy) et ceux socialistes que Les Caves d'Artois, haut lieu ce jour là des permanences politiques.

La rue Mounie existait encore, ensuite éliminée par la "grande percée" (comprendre l'avenue des Ardennes).

De la Grand'Place, on joignait la Place Verte, elle aussi toujours un parking le reste du temps, par une ruelle étroite qui passait entre la boucherie et l'Hôtel de Ville.

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 Ruelle vers Place verte

La ruelle aux odeurs fortes et nauséeuses.

On recevait d'abord les relents ammoniaqués des urinoirs situés dans le mur de l'Hôtel de Ville pour ensuite affronter les effluves forts et pénétrants de l'atelier et des déchets de la boucherie.

La récompense venait en débouchant sur la petite place, alors marché "aux denrées périssables", marchands de fruits et légumes, poissonniers, marchands de beurre de ferme et fromagers, et le plus odorant, le marchand de café qui torréfiait sur place. Ce marché continuait jusqu'à la rue Vankeerbergen.

placeverte.png
Place verte

Par la rue l'Apleit, on accédait au marché de l'Ile, actuelle avenue Delchambre. Un port occupait encore le début de l'actuel quai d'Arona. On y trouvait essentiellement des matériaux de construction amenés par péniches. A l'emplacement de l'actuel bâtiment (qui connu plusieurs affectations) des gardiens de la Paix se trouvait le local de pesée des camions des entrepreneurs (voire des charrettes à bras pour certains).

Les camelots vendaient vêtements, chaussures, linge de maison, bonbons,...

 

Chaque mercredi, les ouvriers communaux arrivaient avec un tracteur et une remorque chargée pour dresser les montants en fers destinés aux étals tous semblables. Des trous étaient prévus dans les dalles en béton pour se faire. En fin de marché, l'opération se renouvelait en sens inverse.

Enfin, sur toute la rue Ch. et L. Godin, se tenait le marché aux petits animaux de ferme. Au coin de la rue Rioul, les assoiffés fréquentaient le Charlemagne (actuel Ethias), café par ailleurs des colombophiles.

Le marché n'occupe plus maintenant que l'avenue Delchambre (avec une extension devant le Centre culturel), la rue Grégoire Bodart (laquelle était utilisée par la circulation locale auparavant), la place St.Séverin, l'avenue des Ardennes.

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Avenue Delchambre
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Avenue Delchambre
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Rue Grégoire Bodart

 

 

 

 

 

 

 

 

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Place St. Severin
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Avenue des Ardennes
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Avenue des Ardennes

 

 

 

 

 

 

Sauf erreur, un seul camelot est hutois. Il s'agit du commerce ambulant "Le Petit Provencal"

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Le Petit Provencal

Le marché du mercredi compte encore une bonne centaine de camelots. Chacun vient avec son propre matériel et loue un ou deux emplacements à l'année auprès du placier. Celui-ci organise un tirage au sort pour les "occasionnels" en début de marché pour attribuer les emplacements libres. Le risque avec ce système est que le tirage soit emporté par des "spécialités" déjà en nombre.

Il s'agit donc d'un marché hebdomaire géré par la commune. D'autres communes ont fait le choix de confier la gestion du marché à un concessionnaire privé qui a son propre placier. Amay par exemple. Le placier choisit alors les "occasionnels" qui sont acceptés afin d'éviter les redondances.

Cette gestion privée permet également de redynamiser le marché en évitant, par exemple, une saturation d'étals de vêtements similaires tenus par des camelots bien précis.

 

 

mardi 3 mai 2016

CHRH et charroi

Il est loin le temps de la clinique Reine Astrid aux 6 étages et aux 4 étages de blocs opératoires et de la maternité.

Le temps de l'insertion dans un quartier hautement industriel est bien fini. Que de chemin parcouru !

Et à propos de chemin, il convient de remarquer la décision du Centre Hospitalier Régional Hutois d'utiliser les voiries étroites d'un des plus vieux quartiers de la Ville pour son approvisionnement.

En effet, le CHRH a choisi d'utiliser pour le charroi des camions de livraisons les rues des Trois-Ponts, Mottet et des Tanneurs, demandant même la mise en interdiction de stationnement (quelque peu injustifiée au vu de la circulation des camions même avec des voitures stationnées) de la rue Mottet, au détriment du poste de garde de médecine générale.

La rue Mottet ainsi que la rue des Tanneurs ont été complètement rénovées suite aux travaux d'égouttage récents.

Las, la noria de camions qui assure la rotation permanente des stocks du CHRH (ainsi que les camions-grue nécessaires aux travaux) a déjà porté un coup à cette réfection de la voirie rue des Tanneurs.

Le mur de soutènement de la berge droite du Hoyoux a bougé, et des riverains signalent même une augmentation de cet affaissement

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Difficile de dire si toute la hauteur du mur est touchée ou seule la partie supérieure. Une dalle de parement en pierre bleue d'une dizaine de centimètres d'épaisseur est complètement fendue.

vendredi 29 avril 2016

Piste cyclable et agents constatateurs

La Ville de Huy a engagé des agents constatateurs chargés de sanctionner les usagers en défaut de stationnement.

Avec plus ou moins de zèle selon les défauts de stationnement par ailleurs.

Nos confrères de lavenir.net relatent ainsi, le 25/04/2016, la mésaventure des automobilistes qui ont stationné à gauche du parking de la place St.Séverin, sur la soi-disant piste cyclable.

Le commissaire Jaumotte de la police locale a de suite réagi : «la signalisation verticale a été retirée», et il a directement annoncé qu’il allait rappeler la décision du conseil communal aux agents constatateurs. Et que les automobilistes qui ont été verbalisés verraient la sanction annulée.

Las, il semble que les automobilistes devront finalement bien s'acquitter de l'amende. Source

Or, le commissaire Jaumotte a évidemment raison et pas uniquement par rapport au signal D7.

En effet, pour qu'une piste cyclable soit réglementaire et donc interdite au stationnement, il faut une des deux conditions suivantes pour le Code de la Route :

  • soit un panneau D7,
  • soit deux bandes latérales discontinues de part et d'autre de la piste cyclable. Cf. Arrêté royal du 01/12/1975 portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l'usage de la voie publique. (MB 09.12.1975).
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Signalement d'une piste cyclable

Il n'y a en l'espèce aucun marquage d'une bande discontinue, ni de panneau D7.

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Il s'agit donc uniquement d'une bande cyclable suggérée, même si elle est matérialisée au sol par un revêtement différent, qui n'a pas de statut juridique. Une bande cyclable suggérée n'interdit pas par elle-même le stationnement contrairement à une piste cyclable. Or ici, un panneau autorise le stationnement en zone bleue avec le signal E9a.

Les automobilistes qui contesteront le P.V. devraient avoir raison devant le Tribunal de police.

Reste à suggérer une formation rigoureuse au Code de la Route des agents constatateurs. Ceux-ci ont tendance à faire preuve d'une très grande mansuétude à certains endroits pour les voitures ventouses tant décriées par l'ex-bourgmestre, mais doivent forcément "faire du chiffre" pour justifier leur job, là où la police locale peut tenir compte de la réalité du terrain.

lundi 25 avril 2016

Huy à vélo

Dans le cadre de son plan de mobilité locale (PCM) approuvé en mai 2014, la ville de Huy a d'ores et déjà initié un réseau structurant pour faciliter les déplacements à vélo.

Pour un cycliste "utilitaire", le meilleur trajet d'un point A à un point B est le trajet le plus court.

La Ville, dans le cadre de son réseau structurant, a donc très largement usé de la possibilité du "Sens Unique Limité (SUL)" offerte par le Code de la route. Toutes les voiries admissibles, soit celles présentant une largeur de minimum 3.50 m, ont été transformées en SUL.

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On recense donc les rues :

  • Griange,
  • Vankeerbergen,
  • Vierset-Godin,
  • de l'Apleit,
  • des Rôtisseurs,
  • des Augustins,
  • Grégoire-Bodart,
  • Pont des Chaînes,
  • l'Acosse,
  • des Béguines,
  • Chaussée St. Mort,
  • Louis Chainaye,
  • des Vergiers,
  • des Arsins

Liste non-exhaustive

A l'usage, ce réseau est très cohérent, avec des liaisons prioritaires permettant aux cyclistes de se déplacer très facilement. Par ailleurs, hormis aux heures de pointe (de 7h45 à 8h30 et en fin de journée), les voiries sont très calmes.

Il est ainsi possible de traverser la ville du Sud au Nord rapidement, de la Place des Italiens, point d'arrivée dans la Ville (ou de départ) du RAVeL  L126 venant de Ciney, à Tihange, voire plus loin si affinités.

Le cycliste hutois qui connait sa ville ne suivra pas nécessairement les plaques du RAVeL, préférant passer de la rue Ste Catherine à la rue Mottet, puis des Tanneurs, plutôt que suivre le tracé du RAVeL peu sécurisé à cet endroit.

La piste cyclable parallèle à l'avenue des Ardennes est particulièrement judicieuse en terme de sécurité, au départ du rond-point St. Remy, elle est matérialisée par une bande de couleur et le panneau de signalement D7.

D7.pngD7

Un bémol toutefois, les logos cyclistes au sol sont effacés sur la partie la plus "sensible" entre le rond-point St. Remy et la rue des Rôtisseurs ce qui ne permet pas aux nombreux piétons de visualiser ce couloir cyclable.

[édité le 10/05/2016] A noter qu'il n'existe pas de panneau D7 ou de bandes discontinues entre la rue Mounie et la rue des Rôtisseurs. La piste cyclable n'en est donc plus une et devient seulement une bande cyclable suggérée.

Suite par le quai Dautrebande, l'avenue Delchambre (certes le RAVeL y débouche mais il n'existe pas de marquage au sol sur les bandes bétonnées, pas d'autre choix que d'utiliser la voirie principale), l'avenue Godin-Parnajon, la rue Louis Chainaye (à noter que, à partir de là, le marquage au sol est bien visible), la rue des Vergiers.

En fonction de l'endroit où il doit se rendre dans le zoning commercial, arrivé à l'avenue de la Croix-Rouge, il tournera à gauche vers le quai d'Arona ou à droite vers la rue des Bons-Enfants et continuera vers Tihange. Au bout de celle-ci, il pourra encore choisir entre emprunter la rue de la Campagne (vers le Delhaize) ou suivre les panneaux du RAVeL qui débouche aux feux devant la centrale nucléaire.

Le retour sera encore plus simple puisque tout se fera en ligne droite par les anciennes rues de la ville. Tous les marquages au sol sont bien visibles quand ils sont nécessaires.

S'il existe un sens unique limité (SUL) au début de la rue du Haut Chêne vers la rue de la Reine, il n'existe pas de marquage au sol, ni de signal  avertissant de ce SUL  les automobilistes venant de la Rue Mottet ou de la rue des Tanneurs. La rue Mottet n'est pas en SUL pour permettre une circulation sécurisée vers la rue Ste Catherine.

Actuellement, le trajet du Pont Baudouin vers le zoning commercial de Ben-Ahin se fait sur la voirie principale. Une piste RAVeL est en cours de réalisation.

Le passage des ponts vers la rive gauche se fait sur les voiries principales. le PCM dit ceci :

Les ponts sur la Meuse sont des points de passage obligé pour relier certains pôles; ils doivent donc être aménagés en fonction des cyclistes, ce qui ne pose guère de problème, étant donné la largeur des chaussées.

Effectivement, la traversée du pont Baudouin mériterait un aménagement sécurisé.

On notera que le trajet vers Statte et Wanze est possible facilement (à plat) en longeant le bord de Meuse (Quai Batta, rue des Arsins en SUL, RAVeL Meuse), puis en empruntant la route du port de Statte peu fréquentée.

Les gros problèmes récurrents de stationnement des Hutois du centre-ville dans leur quartier, non résolus par les édiles communaux qui ignorent totalement la notion de riverains, peuvent amener ces derniers (qui le peuvent certes et ils sont rares) à privilégier des déplacements en vélo grâce à un plan de mobilité cycliste très intelligemment conçu.

A noter que la Ville offre une prime à l'achat d'un vélo électrique

 

lundi 4 avril 2016

Huy et les PMR

La ville de Huy accueille des personnes à mobilité réduite (PMR). Quelle est la qualité de mobilité offerte à ces personnes ?

La notion de PMR regroupe plusieurs types de handicap. Les personnes souffrant d'un problème locomoteur, notamment celles en chaise roulante vont rencontrer à Huy de réelles difficultés de déplacement.

Très jolie autant que très ancienne ville dont les vieilles rues pavées offrent un charme certain autant que des soucis de déplacement aux PMR.

Des trottoirs étroits, des rues pavées très défoncées (rue des Brasseurs par exemple) quand ce ne sont pas les nombreux trottoirs plus larges certes mais comptant de multiples dalles de béton descellées (avenue du Condroz ou quai Dautrebande très fréquentés, notamment), représentent autant de pièges pour une mobilité sereine et sécurisée pour tous les piétons et "chaisards".

Certains trottoirs très étroits ne laissent d'autre alternative aux "chaisards" (ou aux personnes avec une canne ou une béquille) que de rouler sur la chaussée (les rues de l'Harmonie, Sous-le-Château, des Tanneurs, ...).

Les "chaisards" utilisent généralement des chaises avec des pneus étroits à bandage plein peu compatibles avec des rues pavées à l'ancienne .

Seul l'hypercentre est donc facilement utilisable : l'avenue des Ardennes, Place St. Séverin, les rues des Rôtisseurs, Vierset Godin, des Augustins (au début), Mounie, Delloye-Matthieu, Grégoire Bodart, la Grand-Place et l'avenue Delchambre (mais pas le passage d'une à l'autre par le quai Dautrebande, voire la rue l'Apleit).

Huy propose des emplacements de parking réservés aux PMR titulaires de la carte ad hoc.

Que dit la Loi ?

  • Minimum un emplacement réservé par zone de stationnement
  • 1 place supplémentaire par tranche successive de 50 emplacements
  • En cas d'emplacements côte à côte ou en épi : 3.30 m de largeur sur 5 m de longueur (largeur prévue pour permettre le placement d'une chaise roulante aux portières)
  • En cas de stationnement bout à bout : 2.50 m de largeur sur 6 m de longueur
  • Signalement avec panneau vertical officiel E9a + logo chaisard au sol (Suite et source )

Et dans la réalité ?

  • Rue des Brasseurs : 1 x 2.70 m : côte à côte non conforme
  • Parking avenue des Ardennes : 1 x 2.70 m : en épi non conforme
  • Avenue des Ardennes : 1 x 2.50 m : bout à bout conforme (devant mutuelle)
  • Place St. Séverin : 2 x 2.90 m : en épi non conforme
  • Rue des Augustins : 1 x 2.20 m : bout à bout non conforme, trottoir OK sauf pour chaise
  • Quadrilatère : 6 x 3.30 m : côte à côte conforme + 3 x 3.10 m non conforme
  • Rue Grégoire Bodart : 1 x 2.10 m bout à bout non conforme trottoir OK sauf pour chaise roulante
  • Avenue Delchambre : 2 x 2.30 m côte à côte non conforme et uniquement 2 emplacements pour le Centre culturel et les 3 établissements Horeca, alors qu'il existe de nombreux emplacements avenue Godin-Parnajon et quai d'Arona accessibles aux personnes valides !!!
  • Quai d'Arona (du quai Dautrebande à l'avenue Joseph Lebeau) : environ 80 places. Il serait donc possible de créer 2 emplacements PMR
  • Rue Charles et Léopold Godin : 1 x 2.50 m côte à côte non conforme
  • Avenue Godin-Parnajon : 1 x 3.10 m côte à côte non conforme
  • Piscine communale : 2 x 2.80 côte à côte non conforme
  • Rue Rioul : 1 x 2.30 m bout à bout : non conforme, trottoir non OK
  • Quai Dautrebande : 1 x 2.80 m bout à bout conforme mais insuffisant car au bord d'une voie rapide très fréquentée, trottoir non OK
  • Rue du Pont : 1 x 2.00 m bout à bout non conforme, trottoir non OK
  • Rue des Croisiers : 1 x 2.30 m côte à côte non conforme
  • Rue des Foulons : 1 x 1.80 m bout à bout non conforme, trottoir non OK
  • Gmedi : 2 x 2.70 m côte à côte non conforme (parking privé accessible au public...handicapé)
  • Rue des Foulons : 1 emplacement signalé par panneau E9a mais non marqué au sol
  • Place du Tilleul : 1 x 3.30 m côte à côte conforme
  • Parking Rampe d'Orval : 4 x 3.30 m côte à côte conforme (parking privé CHR, payant, accessible au public) mais escaliers pour sortie ou descente par une rue avec une forte déclivité, construite en gros pavés particulièrement défoncée sans véritable trottoir, de plus le dispositif de paiement du parking se situe à 1,45 m et donc non conforme. Remonter du carrefour au parking en chaise roulante est impossible vu la déclivité et l'état de la chaussée, sans doute la plus défoncée de la ville
  • Parking Celli : non adapté aux PMR
  • CHR : 3 x 2.40 m côte à côte non conforme (parking privé accessible au public situé devant l'entrée du CHR). Dommage !
  • Urgences CHR : 2 x 3.60 m côte à côte conforme ( parking privé accessible au public. Lors du relevé un emplacement occupé au 2/3 par le break Audi d'un...médecin)

Sur 28 emplacements situés sur la voie publique de la rive droite, y compris le Quadrilatère, seuls 9 sont conformes à la législation. Une situation questionnable assurément. Excepté au Quadrilatère, aucun emplacement n'est identifié au sol par la couleur bleue usuelle.

A noter que les emplacements réservés aux PMR par les enseignes dans les zonings commerciaux de Ben-Ahin et de Tihange sont en général conformes quant à eux.

Dire que la ville de Huy offre un accueil de qualité aux PMR ne pourrait être, actuellement, que le résultat d'une posture intellectuelle.

 

lundi 7 mars 2016

Jacques Mouton cède son écharpe scabinale

Jacques Mouton, 66 ans, échevin MR de la Ville, doit donc céder son écharpe scabinale lors du prochain conseil communal de mars.

Il le fait avec une certaine amertume de ne pouvoir terminer le travail entamé d'après mes confrères de LA LIBRE, de la DH, etc. Il exécute un accord post-électoral. 

Déjà échevin lors de la précédente législature, il a été réélu avec 541 votes nominatifs. Il cède sa fonction, ses dossiers et ses attributions (finances, logistique, informatique, affaires économiques, commerçants, PME, agriculture, industrie, indépendants, classes moyennes, santé, handicapés, PMS, foires et marchés) à un "fils de", Christophe Pire, fils de Georges Pire connu surtout pour être un champion du cumul des mandats (30 dont 15 rémunérés Source ).

Pour mémoire, Jacques Mouton a travaillé à la Province de Liège pendant les années où Georges Pire y était député provincial...

Christophe Pire, 29 ans, est entré pour la première fois au conseil communal lors des élections communales de 2012 et a été élu avec 303 votes nominatifs. En 2016 le voici déjà propulsé à un poste d'échevin. Il se défend d'être un pistonné et assure de son engagement politique. Ce dont des membres de la section locale du MR semblent douter (Source).

En 2008, à 22 ans, il devenait président de l’Office du tourisme de Huy, et en 2012, président de la Maison du Tourisme du Pays de Huy-Meuse-Condroz. Peu présent là aussi, semble-t-il, mais qualifié de bosseur quand il est là.

Le problème ne vient évidemment pas du fait que des "fils/filles de" s'engagent en politique. Ce qui pose question c'est d'une part souvent leur jeune âge pour le faire ET malgré cela une progression fulgurante pour accéder à des fonctions à responsabilités, là où un citoyen lambda devrait d'abord faire ses preuves avant de monter les échelons.

C'est toujours un très mauvais signal envoyé aux citoyens qui ont choisi de privilégier un candidat à des élections que de voir des arrangements qui bouleversent leur choix pourtant clair et qui ne sont pas dictés par une démarche personnelle d'un élu mais par un certain népotisme de mauvais aloi.

mardi 1 mars 2016

Des réfugiés à Huy

Huy, comme d'autres communes wallonnes va devoir accueillir des réfugiés et migrants, 26 à ce jour, répartis selon Fedasil en 35% d'hommes seuls, 3% de femmes seules, 11% de mineurs non accompagnés et 38% de familles.

Précision sémantique indispensable.

Il existe une différence entre réfugiés et migrants. Si tous les réfugiés sont des migrants, tous les migrants ne sont pas des réfugiés.

Et il est symptômatique de constater que les partis néolibéraux du fédéral préfèrent englober tous les êtres humains qui fuient leur pays comme des migrants. C'est plus lisse et ainsi on ne tient pas compte de la souffrance de ces personnes et de l'horreur de la situation actuelle.

Pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) les réfugiés en Europe ou au Moyen-Orient sont principalement des Syriens, Afghans, Irakiens ou encore des Libyens. Autant de pays en proie à des guerres civiles largement reconnues sur le plan international.

Le HCR déclare donc qu’il reconnaît comme « réfugié » toute personne fuyant le pays et correspondant à des profils parfois très spécifiques (opposants, journalistes) mais aussi très larges : enfants pouvant être menacés par des actes de violence, femmes risquant d’être violées ou mariées de force, personnes appartenant à un groupe religieux ou un groupe ethnique… ce qui recoupe toute la population. Les soutiens du gouvernement, traqués par les rebelles, sont également inclus. Seuls les individus reconnus comme ayant commis des actes de violence sont exclus de cette disposition.
 
Pour être "réfugiés", il faut introduire une demande d'asile (le traitement d'icelles sont drastiquement réduites par le ministre N-VA... évidemment) mais comme les pays d'où sont originaires les réfugiés sont en guerre, il n'est pas besoin pour eux de démontrer la nécessité de quitter leur pays. Ils sont dits "réfugiés prima facie" et donc pas besoin d'apporter une preuve de leurs persécutions.

Le Gouvernement fédéral le sait et donc on réduit le traitement des dossiers patr l'Office des étrangers, on passe de 250/jour, déjà insuffisant, à 60/jour.

Pour l'accueil de ces réfugiés, le CPAS de Huy compte réserver 2 bâtiments, ce qui sera insuffisant toutefois.

A savoir une maison sise Chaussée des Forges pour une famille et un espace ruelle Mottet (derrière le CHR) qui pourrait être transformé pour accueillir 8 à 10 personnes isolées (des hommes seuls quoi).

Comme l'A.R. entre en vigueur en avril, la commune de Huy aura alors 6 mois pour mettre en place cet accueil.

 

 

vendredi 12 février 2016

Betterstreet

Que voilà une idée qu'elle est bonne !!!

Après Waremme et Olne, la ville de Flémalle s'est dotée de l'application smartphone Betterstreet qui permet aux citoyens de signaler directement les problèmes d'incivisme (dépôts clandestins par ex.), de dégradations de leurs lieux de vie publiques (un trou dans la voirie, etc) aux services communaux concernés.

Moyennant un abonnement annuel à cette application, gratuite pour le citoyen, la commune permet ainsi de promouvoir la citoyenneté et de mieux gérer les problèmes rencontrés au quotidien par les hutois.

Alors Huy, une ville qui promeut la citoyenneté ?

mercredi 24 juin 2015

Vieux vélos et autres cycles

Ce samedi 6 juin, le club "Huy Grands Cycles", né à l'initiative de Roger Wery, organisait un tour dans Huy, au départ du Musée du Cycle situé à Ampsin. Ses membres étaient juchés, en costume d'époque, sur de vieux vélos.

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mardi 16 juin 2015

Comme à Montmartre 2015

Ce dimanche 15 juin avait lieu une nouvelle édition de "Comme à Montmartre" sur la place Verte.

Presqu'une dizaine d'exposants s'y était installée donnant à voir, par grand beau temps, peintures, photographies, bijoux, souches revisitées...

Une place Verte joliment aménagée en pietonnier, même si on peut regretter la disparition des vieux arbres qui l'ombrageaient.

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mardi 2 juin 2015

Expo céramique à la galerie CAD

Du 16 mai au 28 juin, la galerie CAD expose les oeuvres de plusieurs céramistes, dont deux hutois, Patricia Michat et Philippe Lucas.

En invités d'honneur, Guillaume CORNEILLE (1922-2010), Jean-Michel FOLON (1934-2005), Bram BOGAERTS (1921-2012).

Patricia Michat, qui habite Roquefort-des-Corbières, présente ainsi son parcours :

"Attirée depuis l'enfance par le Tibet et par toute la sagesse qui y rayonne, mes peintures sont la continuité d'une recherche intérieure et d'un travail personnel. Suite à un stage de dessin traditionnel tibétain, ainsi qu'à un stage d'écriture tibétaine au centre bouddhiste d'Huy en Belgique, je désire partager les bénéfices de la vente de mes peintures avec des associations travaillant dans l'Himalaya. La prochaine étape pour moi est de partir là-bas pour mettre en route d'autres projets, et seul l'avenir me dira lesquels… Source

On retrouve la Déclaration universelle des droits de l'homme en calligraphie tibétaine sur des oeuvres en porcelaine, mais aussi, et les défenseurs de la cause tibétaine apprécieront, sur du papier..de Chine.

Philippe Lucas quant à lui habite toujours Huy et réalise des pièces de céramique tournées.

Corneille, Karl Appel, Bram Bogart faisaient partie du mouvement COBRA.

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Galerie CAD

La galerie CAD est installée dans une maison bourgeoise de la rue des Augustins, au N°22. Elle est ouverte les vendredi, samedi, dimanche de 15h à 18h ou sur rendez-vous à prendre au 0475 34 07 17.

La galériste s'appelle Carine Delecour, architecte-urbaniste, artiste verrier.

Originaire de Seraing, elle y installe en 1987, ses bureaux d’architecture et sa galerie. Comme cette ville, berceau de l’acier et du cristal, source de son inspiration, le contraste dirige ses idées.
1994 : elle participe à un stage en Normandie pour apprendre le travail du verre à chaud avec comme professeur le maître-verrier Louis Leloup.
1994 à 2003 : elle travaille et apprend l’art du verre dans l’atelier de ce dernier, en Belgique.
2000 : elle apprend le travail de l’acier dans un atelier de ferronnerie liégeois.
Depuis, elle continue le travail du verre à chaud avec à l’occasion d’autres maître-verriers tel Alfred Collard en Belgique et Eric Laurent en France. Source

Cette galerie d'art se veut un "espace convivial d'art contemporain". On y accède par un bel escalier en marbre, ce qui la rend inaccessible aux PMR. Les expositions se font dans les anciennes pièces d'habitation réaménagées. La galerie se prolonge à l'extértieur dans un très joli jardin.

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Totem de Serge Nokin

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