Disponible depuis le 16 juillet 2016 en Belgique, le jeu en réalité augmentée Pokemon Go est une application gratuite pour smartphones.

En principe gratuite car elle émane de deux firmes, The Pokemon company et Niantic. Et généralement, les applications gratuites de firmes privées le sont rarement.

Le modèle économique est ici basé sur différentes sources de revenus : la vente d'objets virtuels pour progresser plus rapidement ou aussi vite que les copains, la sponsorisation de certains lieux par des boutiques, voire l'insertion de publicités dans le jeu au cas où les sources précédentes ne rapporteraient pas assez.

Le principe du jeu, à la grosse louche, est donc de se promener dans Huy, le regard rivé sur le GSM pour ne pas rater l'apparition plus ou moins fugace de pokemon afin d'essayer de les attraper pour les dresser.

Par définition, l'insertion très bien faite d'une réalité augmentée dans la vie réelle peut représenter un danger pour un accro au jeu.

Une question posée sur la page Facebook "t'es un vrai hutois si..." a permis de recueillir des réponses et des états d'âme...

Parmi les points positifs du jeu, plusieurs hutois signalent le fait d'inciter des jeunes ou moins jeunes à sortir, marcher dans la ville, découvrir des lieux, créer du lien social notamment au niveau des "arènes".

Une chasse a d'ailleurs été organisée ce samedi, au départ de l'avenue Delchambre, qui a recueilli 200 participants. Source

Certains jouent aussi avec satisfaction en famille.

Les points négatifs semblent plus problématiques. Soit individuels, soit collectifs.

Une ville comme Hannut a déjà demandé à un agent constatateur de relever les incivilités sur les lieux de rencontres. Des agents communaux chargés de l'entretien des voiries et lieux publics signalent actuellement peu d'incivilités, si ce n'est une augmentation de celles-ci place St. Severin.

Par contre, il appert déjà que de nombreux joueurs représentent un danger certain pour eux-même et les autres (quand une jeune femme joue au volant et brûle un feu rouge par exemple). Certains sont tellement absorbés par leur quête pédestre qu'ils ne perçoivent plus leur environnement et prennent des risques inconsidérés pour attraper un pokemon.

Au point que plusieurs polices communales attirent l'attention sur les dangers du jeu et comptent intervenir par voie d'amende (55 euros), en utilisant l’article 7.2 du code de la route qui stipule que "les usagers doivent se comporter sur la voie publique de manière telle qu’ils ne causent aucune gêne ou danger pour les autres usagers."

Le jeu mobilise mais ce sont les congés scolaires, il restera à voir à la reprise des cours...