Jacques Mouton, 66 ans, échevin MR de la Ville, doit donc céder son écharpe scabinale lors du prochain conseil communal de mars.

Il le fait avec une certaine amertume de ne pouvoir terminer le travail entamé d'après mes confrères de LA LIBRE, de la DH, etc. Il exécute un accord post-électoral. 

Déjà échevin lors de la précédente législature, il a été réélu avec 541 votes nominatifs. Il cède sa fonction, ses dossiers et ses attributions (finances, logistique, informatique, affaires économiques, commerçants, PME, agriculture, industrie, indépendants, classes moyennes, santé, handicapés, PMS, foires et marchés) à un "fils de", Christophe Pire, fils de Georges Pire connu surtout pour être un champion du cumul des mandats (30 dont 15 rémunérés Source ).

Pour mémoire, Jacques Mouton a travaillé à la Province de Liège pendant les années où Georges Pire y était député provincial...

Christophe Pire, 29 ans, est entré pour la première fois au conseil communal lors des élections communales de 2012 et a été élu avec 303 votes nominatifs. En 2016 le voici déjà propulsé à un poste d'échevin. Il se défend d'être un pistonné et assure de son engagement politique. Ce dont des membres de la section locale du MR semblent douter (Source).

En 2008, à 22 ans, il devenait président de l’Office du tourisme de Huy, et en 2012, président de la Maison du Tourisme du Pays de Huy-Meuse-Condroz. Peu présent là aussi, semble-t-il, mais qualifié de bosseur quand il est là.

Le problème ne vient évidemment pas du fait que des "fils/filles de" s'engagent en politique. Ce qui pose question c'est d'une part souvent leur jeune âge pour le faire ET malgré cela une progression fulgurante pour accéder à des fonctions à responsabilités, là où un citoyen lambda devrait d'abord faire ses preuves avant de monter les échelons.

C'est toujours un très mauvais signal envoyé aux citoyens qui ont choisi de privilégier un candidat à des élections que de voir des arrangements qui bouleversent leur choix pourtant clair et qui ne sont pas dictés par une démarche personnelle d'un élu mais par un certain népotisme de mauvais aloi.